{"id":507,"date":"2020-09-30T22:44:00","date_gmt":"2020-09-30T21:44:00","guid":{"rendered":"https:\/\/kerem.fr\/?p=507"},"modified":"2020-09-30T23:20:37","modified_gmt":"2020-09-30T22:20:37","slug":"yom-kippour-5781-francois-garai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kerem.fr\/?p=507","title":{"rendered":"Yom Kippour 5781 : Fran\u00e7ois Gara\u00ef"},"content":{"rendered":"\n<p>Devant le mal-\u00eatre et l&rsquo;angoisse que nous ressentons tous, pouvons-nous \u00eatre joyeux et exprimer un certain bonheur?<\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00eame question peut \u00eatre pos\u00e9e en cette soir\u00e9e de Kol Nidr\u00e9. Alors que Yom Kippour est une f\u00eate grave, aust\u00e8re, pouvons-nous la consid\u00e9rer comme un moment festif et exprimer de la joie \u00e0 vivre cette solennit\u00e9?<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s de nombreux \u00e9changes, les rabbins du Talmud (Erouvin 40b) d\u00e9cid\u00e8rent que Yom Kippour \u00e9tait un moment positif puisqu&rsquo;il nous donne l&rsquo;occasion de nous pencher sur la question de notre existence et de nous placer face \u00e0 Celui qui est source de vie, de cl\u00e9mence et de pardon. C&rsquo;est pourquoi, m\u00eame si aucun Kiddouch n&rsquo;est prononc\u00e9, ni aucune goutte de vin n&rsquo;est bue, ils conclurent que la b\u00e9n\u00e9diction du <em>Ch\u00e9h\u00e9&rsquo;h\u00e9yanou<\/em> devait \u00eatre prononc\u00e9e. C&rsquo;est pourquoi elle le fut lors de l&rsquo;allumage de la lumi\u00e8re de Kippour. Et c&rsquo;est pourquoi aussi je vous invite \u00e0 la r\u00e9p\u00e9ter avec moi, en r\u00e9alisant le bonheur de nous savoir vivants:<\/p>\n\n\n\n<p>\u05d1\u05b8\u05bc\u05e8\u05d5\u05bc\u05da\u05b0 \u05d0\u05b7\u05ea\u05b8\u05bc\u05d4 \u05d9\u05d4\u05d5\u05d4, \u05d0\u05b1\u05dc\u05b9\u05d4\u05b5\u05bd\u05d9\u05e0\u05d5\u05bc \u05de\u05b6\u05bd\u05dc\u05b6\u05da\u05b0 \u05d4\u05b8\u05e2\u05d5\u05b9\u05dc\u05b8\u05dd, \u05e9\u05b6\u05c1\u05d4\u05b6\u05d7\u05b1\u05d9\u05b8\u05bd\u05e0\u05d5\u05bc \u05d5\u05b0\u05e7\u05b4\u05d9\u05b0\u05bc\u05de\u05b8\u05bd\u05e0\u05d5\u05bc \u05d5\u05b0\u05d4\u05b4\u05d2\u05b4\u05bc\u05d9\u05e2\u05b8\u05bd\u05e0\u05d5\u05bc \u05dc\u05b7\u05d6\u05b0\u05bc\u05de\u05b7\u05df \u05d4\u05b7\u05d6\u05b6\u05bc\u05d4.<\/p>\n\n\n\n<p>B\u00e9ni sois-Tu Eternel, notre Dieu roi de l&rsquo;univers, qui nous as fait vivre, nous as maintenu en existence et nous as fait atteindre ce moment.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste la question initiale: devant la mal-\u00eatre et l&rsquo;angoisse actuels, la joie a-t-elle encore sa place?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question consid\u00e9rons la Tradition de nos Ma\u00eetres et essayons de penser ce que la joie peut \u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Un passage du Talmud de J\u00e9rusalem (Kid 4:12) nous met en garde si nous ne jouissons pas de ce qui nous est donn\u00e9. rabbi &lsquo;Hizkya au nom de Rav a dit: <em>\u00e0 l&rsquo;avenir, chacun sera jug\u00e9 pour tout ce que ses yeux ont vu et qu&rsquo;il n&rsquo;a pas consomm\u00e9<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire, pour reprendre les paroles de rabbi Yitz Greenberg, <em>pour chaque plaisir l\u00e9gitime auquel il a renonc\u00e9<\/em>. Et le texte du Talmud poursuit: <em>C&rsquo;est pourquoi rabbi El\u00e9azar d\u00e9cida de mettre de l&rsquo;argent de c\u00f4t\u00e9 pour d\u00e9guster, au moins une fois par an, de toutes les sortes de fruits et de l\u00e9gumes. <\/em>Pourquoi cette volont\u00e9 de consommer au moins une fois par an des nouveaux produits de la terre? Pour les go\u00fbter et les appr\u00e9cier, bien s\u00fbr et, \u00e9galement, pour avoir l&rsquo;occasion de dire cette b\u00e9n\u00e9diction du Ch\u00e9h\u00e9&rsquo;h\u00e9yanou et de r\u00e9aliser le bonheur d&rsquo;\u00eatre toujours en vie une ann\u00e9e de plus, lorsque les nouveaux fruits et les nouveaux l\u00e9gumes apparaissent sur les \u00e9tals des marchants.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela peut sembler futile.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, dire une b\u00e9n\u00e9diction pour ce qui est nouveau et agr\u00e9able, n&rsquo;est-ce pas r\u00e9aliser le plaisir et la joie de vivre ce moment? C&rsquo;est pourquoi Abraham Joshoua Heschel nous invite <em>\u00e0 vivre toute notre vie dans un \u00e9tonnement constant<\/em>. Et il poursuit en disant : <em>levez-vous le matin et regardez le monde en ne le consid\u00e9rant pas comme acquis. Vous r\u00e9aliserez alors que tout est merveilleux, et vous ne serez pas tent\u00e9s de traiter la vie avec d\u00e9sinvolture. <\/em>Et il ajoutait<em> \u00eatre spirituel, c&rsquo;est \u00eatre \u00e9tonn\u00e9<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dire une b\u00e9n\u00e9diction, n&rsquo;est-ce pas \u00e9galement prendre conscience d&rsquo;une certaine d\u00e9pendance; d\u00e9pendance par rapport \u00e0 la nature et \u00e0 ce qu&rsquo;elle nous offre et, pour le croyant, d\u00e9pendance avec Celui que l&rsquo;on appelle \u05d9\u05d4\u05d5\u05d4 et que nous consid\u00e9rons comme \u00e9tant la source de tout ce qui est.<\/p>\n\n\n\n<p>Viktor Frankl, un psychiatre viennois, rescap\u00e9 des camps de concentration et d&rsquo;extermination, disait: <em>la porte vers le bonheur s&rsquo;ouvre vers l&rsquo;ext\u00e9rieur<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire dans la conscience de notre relation avec le monde ext\u00e9rieur et avec les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a d\u00e9velopp\u00e9 un philosophe fran\u00e7ais, Pierre Zaoui qui, \u00e0 partir de la philosophie de Levinas, d\u00e9clare \u2026 <em>la satisfaction \u00e9prouv\u00e9e dans le contentement de ses besoins est la cons\u00e9quence de la reconnaissance de notre d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9riorit\u00e9<\/em>. (La travers\u00e9e des catastrophes Points p.277)<\/p>\n\n\n\n<p>Et tel est bien le cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque nous ressentons de la joie, c&rsquo;est toujours en relation avec un \u00e9l\u00e9ment qui nous est ext\u00e9rieur: le sourire d&rsquo;un enfant, la caresse d&rsquo;un \u00eatre cher, un mot affectueux, le lever de soleil, une m\u00e9lodie harmonieuse, une brise fra\u00eeche en plein \u00e9t\u00e9, la saveur d&rsquo;un fruit m\u00fbr, la suavit\u00e9 d&rsquo;un nectar, un paysage majestueux, une \u0153uvre d&rsquo;art qui \u00e9meut\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Cette ext\u00e9riorit\u00e9 de la source de bonheur peut \u00eatre ressentie comme une d\u00e9pendance. Elle peut aussi nous nous rendre attentifs \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9ratif relationnel qui sous-tend notre existence.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour certains, point besoin de rituels, point besoin de b\u00e9n\u00e9dictions. Pour d&rsquo;autres, les rituels et les b\u00e9n\u00e9dictions permettent d&rsquo;\u00eatre en pleine conscience. Cette ouverture vers l&rsquo;Autre, avec un \u00ab\u00a0A\u00a0\u00bb majuscule, c&rsquo;est justement l&rsquo;affirmation de la reconnaissance et de la prise en compte de cette d\u00e9pendance qui se mue en relation avec Celui ou Celle que nous affirmons \u00eatre la Source de notre existence.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est pourquoi les Ma\u00eetres de notre Tradition ont con\u00e7u un ensemble de textes et de r\u00e9f\u00e9rences, les \u05de\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea, pour structurer notre existence et nous permettre de prendre encore mieux conscience de notre v\u00e9cu et de cette relation avec le monde, avec les autres et avec la Source de toute existence, laissant \u00e0 chacun le soin de trouver sa propre compr\u00e9hension de <em>qui est Dieu<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces \u05de\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea sont propos\u00e9es pour donner un cadre \u00e0 partir duquel chacun peut diriger son action dans le monde et dans sa vie personnelle. C&rsquo;est ainsi que la joie pure est devenue la <em>joie du commandement<\/em>: \u05e9\u05de\u05d7\u05d4 \u05e9\u05dc \u05de\u05e6\u05d5\u05d4. C&rsquo;est pourquoi on trouve de nombreux textes mentionnant cette joie qui est celle de l&rsquo;accomplissement des actes prescrits et qui concernent tous les aspects de la vie, depuis les plus mat\u00e9riels jusqu&rsquo;aux plus spirituels. Ainsi, au sujet des F\u00eates, un texte rabbinique affirme: <em>Les saisons fix\u00e9es<\/em> -c\u2019est-\u00e0-dire les F\u00eates- <em>ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es \u00e0 Isra\u00ebl dans le seul but de leur procurer du plaisir. Le Saint, b\u00e9ni soit-Il, a dit: Si vous avez du plaisir [\u00e0 les c\u00e9l\u00e9brer une ann\u00e9e], vous aurez l&rsquo;occasion de les c\u00e9l\u00e9brer \u00e0 nouveau l&rsquo;ann\u00e9e suivante<\/em>\u2026\u00a0\u00bb (Tan&rsquo;huma, Ber\u00e9chit 4). Et dans le Talmud nous lisons (Chabbat 30b): <em>\u2026 la Pr\u00e9sence Divine ne peut reposer sur l&rsquo;homme ni dans la tristesse, ni dans la paresse, ni dans la frivolit\u00e9\u2026 ni dans le bavardage, mais au sein de la joie en relation avec l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une mitzvah<\/em>. Savoir que quelque chose est attendu de nous et pouvoir l&rsquo;accomplir, telle est, selon nos Ma\u00eetres, la source d&rsquo;une joie v\u00e9ritable.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette prop\u00e9deutique procure ainsi \u00e0 celui qui met en application les \u05de\u05e6\u05d5\u05d5\u05ea, une joie qui ne fonde pas une approche de la vie et du monde sur la d\u00e9pendance mais sur le relationnel. En \u00e9non\u00e7ant les b\u00e9n\u00e9dictions, nous d\u00e9passons le mat\u00e9riel pour exprimer une relation qui nous \u00e9l\u00e8ve vers le spirituel. C&rsquo;est pourquoi Ma\u00efmonide dit: <em>La joie qu&rsquo;une personne tire d&rsquo;accomplir de bonnes actions et d&rsquo;aimer Dieu, ce que Dieu lui-m\u00eame nous a command\u00e9 de pratiquer, cette joie est une forme supr\u00eame de culte divin<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le Baal Ch\u00e8m Tov, le fondateur du &lsquo;Hassidisme, interpr\u00e9tait le verset du Psaume (100,2): \u05e2\u05d1\u05d3\u05d5 \u05d0\u05ea \u05d9\u05d9 \u05d1\u05e9\u05de\u05d7\u05d4 <em>Servez Dieu dans la joie<\/em> comme voulant dire que <em>la joie est le v\u00e9ritable service \u00e0 Dieu, et<\/em><em> c&rsquo;est <\/em><em>ainsi qu&rsquo;on le sert le mieux<\/em>. Et il ajoutait: \u05de\u05e6\u05d5\u05d4 \u05d2\u05d3\u05d5\u05dc\u05d4 \u05dc\u05d4\u05d9\u05d5\u05ea \u05d1\u05e9\u05de\u05d7\u05d4 \u05ea\u05de\u05d9\u05d3<em>C&rsquo;est une grande mitzvah de vivre dans l&rsquo;\u00e9tat de joie<\/em><em> constante<\/em> et <em>notre devoir est de rechercher le bonheur, d&rsquo;exprimer la joie et tel est le service que Dieu attend de nous<\/em>. Quant \u00e0 rabbi Na&rsquo;hman de Bratslav, il poursuivait dans le m\u00eame sens: <em>C&rsquo;est une mitzvah de tout mettre en \u0153uvre pour maintenir r\u00e9solument la d\u00e9pression et la morosit\u00e9 \u00e0 distance<\/em>. Et pour bien se faire comprendre, il ajoutait: <em>La r\u00e8gle est qu&rsquo;une personne doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9e et mettre toutes ses forces pour \u00eatre heureuse \u00e0 tout moment. La nature humaine nous fait plonger dans l\u2019obscurit\u00e9 \u00e0 cause des vicissitudes et des malheurs de l&rsquo;existence <\/em>disait-il<em>, et chaque \u00eatre humain est rempli de souffrance. Par cons\u00e9quent, une personne doit faire de grands efforts\u2026 pour se r\u00e9jouir de toutes les mani\u00e8res possibles\u2026 <\/em>(Likkutei Moharan II, 24).<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Pierre Zaoui, afin de construire pour notre propre compte un concept de bonheur\u2026, il nous faut \u00e9chapper <em>\u00e0 la double pince gr\u00e9co-chr\u00e9tienne, \u00e0 savoir, celle d&rsquo;un bonheur eschatologique, c\u2019est-\u00e0-dire toujours \u00e0 venir mais jamais l\u00e0; soit celle d&rsquo;un bonheur tragique, c\u2019est-\u00e0-dire h\u00e9ro\u00efque, splendide mais vide de toute joie et de tout contenu<\/em> (p.265). Il dit cela dans un chapitre sous-titr\u00e9: <em>Se faire son petit bonheur juif<\/em>, \u00ab\u00a0petit\u00a0\u00bb parce que toujours d\u00e9pendant; \u00ab\u00a0petit\u00a0\u00bb parce que parfois sans \u00e9clat, comme le qualifiait, pendant le confinement, l&rsquo;\u00e9crivain et journaliste Roger-Pol Droit: <em>Prendre le petit d\u00e9jeuner\u2026 faire de la gymnastique, \u00e9crire un article de journal\u2026 r\u00e9diger quelques pages d&rsquo;un prochain livre\u2026 envoyer un mail, skyper, whatsapper, tweetter, instragramer, \u00e9couter des informations puis un quatuor \u00e0 cordes, d\u00eener, regarder une s\u00e9rie\u2026 Et le lendemain recommencer. C&rsquo;est la vie. <\/em>(Entre Parenth\u00e8ses, \u00e0 para\u00eetre)<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, s&rsquo;il s&rsquo;agit toujours de tout recommencer, comment v\u00e9ritablement percevoir le <em>bonheur<\/em> et la <em>joie<\/em>, les deux \u00e9tant intimement m\u00eal\u00e9s en h\u00e9breu sous la vocable \u05e9\u05de\u05d7\u05d4?<\/p>\n\n\n\n<p>Pierre Zaoui r\u00e9pond: <em>le bonheur\u2026 est l&rsquo;exp\u00e9rience d&rsquo;un \u00e9clat<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Et c&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 que se trouve notre difficile relation \u00e0 la joie et au bonheur. Nous ne pouvons pas faire l&rsquo;exp\u00e9rience du bonheur dans un temps long et infini. Le bonheur et la joie surgissent et disparaissent. C&rsquo;est \u00e0 notre m\u00e9moire de garder le souvenir de cette fulgurance, de cet \u00e9clat de lumi\u00e8re, comme un feu d&rsquo;artifice qui, aussit\u00f4t \u00e9clat\u00e9, dispara\u00eet dans l&rsquo;obscurit\u00e9 du soir. Le bonheur est \u00e9vanescent. Une fois pass\u00e9, il dispara\u00eet \u00e0 jamais; sauf en notre m\u00e9moire.<\/p>\n\n\n\n<p>La joie, le bonheur nous c\u00f4toient. Ils nous enveloppent le temps d&rsquo;un instant. Si nous gardons cet instant pr\u00e9sent en nous, le bonheur et la joie ne s&rsquo;estompent pas. Si au contraire, ils sombrent dans l&rsquo;oubli, alors c&rsquo;en est fini de toute joie et de tout bonheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Et cette joie et ce bonheur ne peuvent pas se vivre dans le repli sur soi, dans l&rsquo;oubli de la d\u00e9pendance et de la relation avec ce qui nous entoure et avec ceux qui nous entourent. Bien au contraire, pour surgir, la joie et le bonheur ont besoin que notre monde int\u00e9rieur soit en relation avec le monde ext\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors ce soir pensons \u00e0 ce que le monde nous a apport\u00e9 et \u00e0 ce que nous avons apport\u00e9 au monde. C&rsquo;est pourquoi il faut dire la b\u00e9n\u00e9diction du \u05e9\u05d4\u05d7\u05d9\u05d9\u05e0\u05d5, de la nouveaut\u00e9 positive, car ainsi nous r\u00e9alisons encore mieux notre bonheur de vivre et pouvons l&rsquo;exprimer dans la joie.<\/p>\n\n\n\n<p>N&rsquo;oubliez pas: vous vivez, vous \u00eates de ce monde, r\u00e9jouissez-vous et esp\u00e9rez vivre cette ann\u00e9e encore pour ressentir cette joie d&rsquo;\u00eatre en relation avec les autres, et ce bonheur d&rsquo;exister au sein de ce monde qui parfois nous agresse, mais qui nous permet d&rsquo;\u00eatre en vie et de prendre conscience de tout ce dont nous b\u00e9n\u00e9ficions.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors aujourd&rsquo;hui, comme le psalmiste (100,2): \u05e2\u05d1\u05d3\u05d5 \u05d0\u05ea \u05d9\u05d4\u05d5\u05d4 \u05d1\u05e9\u05de\u05d7\u05d4 <em>Servez l&rsquo;Eternel dans la joie, <\/em>\u05d1\u05d5\u05d0\u05d5 \u05dc\u05e4\u05e0\u05d9\u05d5 \u05d1\u05e8\u05e0\u05e0\u05d4<em>venez devant lui avec all\u00e9gresse<\/em>. Et que l&rsquo;Eternel vous inscrive aujourd&rsquo;hui, vous et les v\u00f4tres, pour une ann\u00e9e de vie, de sant\u00e9 et de joie.<\/p>\n\n\n\n<p>Et que demain, il scelle ainsi son verdict en votre faveur et en faveur de tous les v\u00f4tres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">\u05d2\u05de\u05e8 \u05d7\u05ea\u05d9\u05de\u05d4 \u05d8\u05d5\u05d1\u05d4<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Devant le mal-\u00eatre et l&rsquo;angoisse que nous ressentons tous, pouvons-nous \u00eatre joyeux et exprimer un certain bonheur? Cette m\u00eame question peut \u00eatre pos\u00e9e en cette soir\u00e9e de Kol Nidr\u00e9. 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